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MessagePosté: 05 Avr 2006, 21:20 
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Inscription: 24 Jan 2005, 21:48
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Non, je ne connaissais pas ces sites. "The Math in the Movie" me semble un émule du fameux "Bad Astronomy", on dirait.

Ted Chiang est étonnant - et dans cette interview, pas prétentieux pour un sou.

D'après la FNAC (voir la fiche), le recueil "La Tour de Babylone" vient d'être traduit en français chez Denoël et sortira le 28 avril 2006. Je le recommande très fortement à tout les habitués. L'auteur y mêle sciences, religion et autres thèmes dans des nouvelles courtes et marquantes.

Et pour rester en thème, on y parle aussi de manipulation génétique, de manière plus qu'originale...


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MessagePosté: 08 Avr 2006, 09:33 
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Inscription: 04 Fév 2005, 17:58
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La suite de cette annonce (qui ne suscita pas beaucoup de commentaires dans ce forum) est ici :

viewtopic.php?t=559

Où elle a suscité bien plus de commentaires. Comme toujours, les flops font sourire. :wink:


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MessagePosté: 03 Déc 2006, 10:11 
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Inscription: 30 Jan 2006, 18:02
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««La revue Science va durcir ses procédures d'examen avant publication

Dans un rapport consacré à la publication, dans ses pages, d'articles dus au spécialiste sud-coréen des cellules souches, le désormais discrédité Dr Woo Suk Hwang, la prestigieuse revue Science s'est vu conseiller de revoir ses procédures d'examen visant à identifier et rejeter les articles basés sur des résultats de recherche frauduleux.

En mars 2004, Science avait publié un article du Dr Hwang et de ses collègues décrivant manifestement l'obtention, à partir d'un blastocyste humain cloné, de cellules souches aptes à se muer en n'importe quelles cellules de l'organisme.

Un peu plus d'un an plus tard, en juin 2005, un second article était publié, dans lequel le Dr Hwang et son équipe prétendaient avoir isolé la première lignée de cellules souches obtenues à partir d'embryons humains et dont l'ADN était taillé spécifiquement pour être compatible avec celui de patients souffrant de maladies ou de blessures à la moelle épinière.

Science a entre-temps retiré les deux articles, en janvier 2006, suite aux révélations selon lesquelles les « découvertes » du Dr Hwang étaient le résultat de recherches passablement suspicieuses. Le comité de rédaction du journal a mis en place une commission constituée d'éditeurs de grandes revues scientifiques et de spécialistes des cellules souches pour enquêter sur la manipulation en interne des articles frauduleux. Le rapport du comité vient d'être publié sur un site internet, en même temps que la réponse de l'éditeur de Science.

Selon les auteurs du rapport, la commission a établi que les réviseurs de l'article frauduleux s'étaient conformés aux procédures de Science et avaient « consenti un sérieux effort - considérablement plus important que pour la plupart des articles publiés dans la revue - pour s'assurer que les faits scientifiques étaient fondés ».

Ils notent cependant que les procédures actuelles partent de l'hypothèse que l'intégrité fondamentale de la plus grande majorité des chercheurs ne saurait être mise en doute. « En réalité, Science ne reçoit actuellement qu'un petit nombre d'articles soit délibérément trompeurs... soit substantiellement déformés par intérêt personnel », écrivent les auteurs du rapport.

Ils estiment que le prestige que constitue la publication d'un article dans une revue de premier plan comme Science ou Nature incite certains scientifiques à déroger aux règles. « Ce problème a un impact important sur toute la science, dans la mesure où la confiance dans le système est essentielle et où Science et Nature sont censées parler pour la crème de la science », exposent les auteurs du rapport.

La commission note que vu le nombre d'articles soumis à Science, l'application à tous d'un passage au crible plus rigoureux s'avérerait tout bonnement infaisable. Elle recommande à la revue d'institutionnaliser un « niveau de préoccupation sain » pour les articles à haute visibilité ou répercussions potentielles.

« Il est essentiel de mettre au point un procédé permettant de contrôler étroitement l'absence d'erreurs, de déformations des faits, de supercheries ou de fraudes pures et simples dans les articles susceptibles de faire la une », écrit la commission qui prédit que, dans un proche avenir, on pourrait être confronté à des articles de ce genre dans les domaines de la climatologie, de l'énergie, de la santé et des nanotechnologies.

Elle conseille à la revue de mener une « évaluation du risque » pour tous les articles admis en publication. Cette nouvelle procédure soulèverait des questions quant à la probabilité que les résultats soient délibérément fabriqués ou simplement erronés, et les conséquences pour la réputation de Science et des sciences, ainsi que des questions telles que la politique publique, la propriété intellectuelle ou le crédit universitaire.

Les auteurs du rapport recommandent également la mise en place d'une méthode visant à clarifier les contributions et responsabilités des auteurs et coauteurs, et prônent que des informations plus détaillées soient introduites dans les documents d'appui publiés. « Les données primaires sont essentielles et doivent être accessibles aux réviseurs et aux lecteurs », écrivent les auteurs.

Pour finir, ils conseillent à Science d'oeuvrer avec d'autres revues de premier plan comme Nature afin d'établir des normes communes. « Il ne serait pas souhaitable que les auteurs choisissent de s'adresser à une revue en fonction des normes, ou de l'absence de normes, du type de celles dont il est question ici », mettent en garde les auteurs du rapport.

Répondant au rapport, Donald Kennedy, rédacteur en chef de Science, écrit: « Nous nous engageons à accepter les principales conclusions du rapport, et à expliciter nos nouvelles procédures aux auteurs, réviseurs et lecteurs lorsqu'elles seront au point ». Il reconnaît, avec les auteurs du rapport, que la publication des articles a fait « mauvais effet ».

« En rendant publiques les recommandations et notre réponse, nous entendons insister sur notre engagement à empêcher le passage au travers des mailles du processus d'examen de tout abus relevant d'une inconduite délibérée », écrit-il, ajoutant que les lecteurs de Science peuvent s'attendre à ce que les directives applicables aux auteurs scientifiques soient révisées dans un proche avenir.

« Nous continuerons à consulter largement la communauté scientifique dès lors que nous envisageons d'autres changements en réponse au rapport », conclut-il.
»»

Source


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MessagePosté: 03 Déc 2006, 14:10 
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Inscription: 24 Jan 2005, 21:48
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Cela rappelle l'affaire de la mémoire de l'eau, déclenchée par la publication dans Nature d'un article affirmant obtenir un résultat compatible avec l'homéopathie. James Randi avait participé à la contre-enquête, ce qui avait beaucoup vexé l'auteur, un scientifique français.

L'article suivant de Wikipedia cite d'autres cas connus (fraude ou simple travail bâclé), comme l'homme de Piltdown, les frères Bogdanoff, la fusion froide etc.

On peut se demander pourquoi le Dr Woo Suk Hwang, qui avait été le premier à cloner un chien (résultat confirmé), a choisi la fraude. Certains disent qu'à l'époque, il pensait que ce qu'il affirmait aurait été confirmé par d'autres équipes travaillant sur le sujet, levant les doutes sur son travail.


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MessagePosté: 06 Déc 2006, 07:55 
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Inscription: 19 Juil 2005, 03:28
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Bonjour

Un cas célèbre d' "erreur" en physique sont les fameux rayons N, découvert par le physicien français Blondlot en 1903
http://www.castalie.fr/article-50062-6.html

Puis arrive comme toujours dans ces cas là la rivalité entre Français et Anglais. Mais les rayons N étaient bien une supercherie.


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MessagePosté: 06 Déc 2006, 17:48 
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Inscription: 29 Sep 2005, 07:15
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Zartregu a écrit:
On peut se demander pourquoi le Dr Woo Suk Hwang, qui avait été le premier à cloner un chien (résultat confirmé), a choisi la fraude. Certains disent qu'à l'époque, il pensait que ce qu'il affirmait aurait été confirmé par d'autres équipes travaillant sur le sujet, levant les doutes sur son travail.

Pas improbable. Quoi qu'il en soit, le peer-review "traditionnel" est a repenser (du moins en partie). Y'a deja quelques initiatives (peut-etre viables) qui vont dans ce sens. Bref.

Haddock a écrit:
Un cas célèbre d' "erreur" en physique sont les fameux rayons N, découvert par le physicien français Blondlot en 1903
http://www.castalie.fr/article-50062-6.html
Puis arrive comme toujours dans ces cas là la rivalité entre Français et Anglais. Mais les rayons N étaient bien une supercherie.

Le petit bouquin de de Pracontal en parle de facon claire, tres accessible et concise. Y cause aussi d'autres bidonnages, erreurs, impostures, fraudes et tout l'tralala. Les pages de charlatans.free.fr itou.


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MessagePosté: 06 Déc 2006, 18:55 
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Inscription: 30 Jan 2006, 18:02
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Bonjour Zartregu,

Zartregu a écrit:
Cela rappelle l'affaire de la mémoire de l'eau, déclenchée par la publication dans Nature d'un article affirmant obtenir un résultat compatible avec l'homéopathie. James Randi avait participé à la contre-enquête, ce qui avait beaucoup vexé l'auteur, un scientifique français.

D'autres défaillances des comités de lecture dans l'article de Wikipedia consacré au peer review: Peer review failures. Le même article en français ne propose malheureusement que l'introduction et les liens externes.


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MessagePosté: 15 Nov 2007, 00:57 
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Des embryons de primates pour la première fois obtenus par clonage
2007-11-14

Des embryons de primate ont été obtenus pour la première fois par clonage , permettant la création de deux lignées de cellules souches embryonnaires, ce qui ouvre la perspective du clonage thérapeutique chez l'homme, selon des travaux publiés mercredi par la revue scientifique Nature.
Cette première réussite du clonage chez des singes macaques rhésus laisse entrevoir la possibilité d'appliquer une technique similaire chez l'homme, qui fait lui aussi partie des primates, afin de produire des cellules souches réparatrices de tissus lésés, espèrent les chercheurs.
Les embryons ont été obtenus grâce à une technique similaire à celle utilisée en 1996 pour la naissance de la brebis "Dolly", premier clone d'un mammifère adulte, dont le matériel génétique provenait d'une cellule tirée du pis d'une brebis. Dans cette technique, on remplace le programme génétique (ADN) du noyau d'un ovule par l'ADN d'une cellule du mammifère adulte qu'on veut cloner.
Mais dans le cas des macaques, il n'y a pas eu de naissance de bébé, donc il ne s'agit pas d'un clonage reproductif comme pour Dolly.

Image

L'expérience de l'équipe de l'Université de l'Oregon (Etats-Unis), dirigée par Shoukhrat Mitalipov, visait à tester sur le primate la possibilité du clonage à but thérapeutique.
L'objectif des chercheurs était de prélever sur les embryons de quelques jours des cellules souches embryonnaires capables de proliférer indéfiniment pour donner des lignées de millions de cellules ayant le même patrimoine génétique que l'animal adulte cloné.
L'application du même procédé pour la production de cellules souches embryonnaires réparatrices chez l'homme éviterait tout risque de rejet des cellules ou tissus greffés, car celles-ci auraient le même patrimoine génétique que le receveur.
Les cellules souches embryonnaires suscitent des espoirs de thérapie régénératice de tissus lésés (coeur après un infarctus, maladie d'Alzheimer...) parce qu'elles sont capables de se spécialiser pour devenir n'importe quel type de cellules de l'organisme : peau, nerf, muscle, coeur...

En juin dernier, une équipe française dirigée par Michel Pucéat (I-stem AFM, Evry, France) a montré pour la première fois que les cellules souches embryonnaires humaines sont bien capables de se transformer en cellules musculaires cardiaques susceptibles de réparer des coeurs défaillants de rats. Des travaux de recherche non encore directement applicables à l'homme.
L'obtention de lignées de cellules souches à partir d'embryons clones de primates est un autre pas vers le clonage thérapeutique, même si le taux de succès est très limité.
Il a en effet fallu 304 ovules de 14 femelles rhésus macaques, pour aboutir à 35 embryons de quelque jours et, finalement, à deux lignées de cellules souches embryonnaires. Soit un taux de succès de seulement 0,7% par rapport au nombre d'ovules utilisés.
En 2004-2005, le chercheur sud-coréen Hwang Woo-suk avait affirmé avoir réussi à produire des lignées de cellules souches à partir d'embryons humains obtenus par clonage, avant que ses travaux se révèlent falsifiés.
Déjà évoqués lors d'un congrès spécialisé cet été à Cairns en Australie, les travaux de l'équipe américaine ont été vérifiés par d'autres chercheurs, afin de s'assurer que les lignées de cellules souches produites avaient bien le même patrimoine génétique que les donneurs d'ADN.

Nature a déclaré mercredi avoir hâté la publication des articles, pour éviter toute "spéculation" autour de ces recherches.
Au delà des espoirs suscités par le clonage thérapeutique, des scientifiques redoutent cependant que le rendre possible chez l'homme n'ouvre la voie à des tentatives de clonage reproductif.


Autre article sur le même sujet: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... r=RSS-3244

_________________
"Double agent 006 en mission sur OZ. Reine des déguisements: ca passe ou ça casse. Créature de métamatière"


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MessagePosté: 25 Mai 2008, 11:21 
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La société BioArts International a annoncé qu'elle mettrait aux enchères cinq opportunités de cloner un chien.

BioArts a été fondée en 2006 par Lou Hawthorne, qui a initié et dirigé le projet Missyplicity dont le but était de cloner sa chienne Missy, morte en 2002 à l'âge de 15 ans. Cet effort a porté ses fruits en fin 2007 avec l'aide du docteur Hwang (pour voir les trois sympathiques clones de Missy, visitez Bestfriendsagain.com).

Le docteur Hwang, qui apportera une assistance technique aux cinq clonages dont les enchères débutent en juin 2008, travaille à présent dans la Sooam Biotech Research Foundation, près de Seoul.

Image

Article IO9


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MessagePosté: 26 Nov 2009, 12:23 
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<< La régénération de poils de chatte et de cervelle est pour bientôt ! >>


De la peau humaine recréée à partir de cellules souches

Une équipe française a réussi à recréer l'ensemble d'un épiderme, la couche superficielle de la peau, à partir de cellules souches embryonnaires humaines, une première qui pourrait trouver une application rapide dans le traitement des grands brûlés.

Depuis plusieurs années, les médecins utilisent la thérapie cellulaire pour soigner les grands brûlés : ils reconstituent de la peau à partir d'un petit échantillon prélevé chez le patient lui-même. Le problème vient du délai nécessaire à la culture d'une surface suffisante d'épiderme (trois semaines), pendant lequel le brûlé est sans protection, avec des risques d'infection, de déshydratation... Des techniques ont été développées pour combler ce délai d'attente, mais elles sont loin d'être optimales.

C'est cette période que ciblent les travaux de l'équipe dirigée par Marc Peschanski (Institut I-Stem), publiés dans la revue The Lancet datée de samedi, a expliqué le chercheur à l'AFP.

La première étape a été d'obtenir des cellules de la peau (kératinocytes) à partir de cellules souches embryonnaires humaines, à la fois capables de se différencier en tous types de cellules humaines et de se reproduire indéfiniment.

A partir de ces kératinocytes, ils ont ensuite réussi à reconstruire «in vitro» un épiderme avec ses différentes couches, y compris la couche cornée, la plus superficielle. Une étude menée en collaboration avec une société de biotechnologie spécialisée dans la peau a permis de vérifier «que c'était un épiderme parfaitement normal».

La dernière étape a été réalisée avec des chercheurs espagnols maîtrisant une technique d'implantation sur la souris. L'épiderme reconstitué en laboratoire a ainsi été greffé sur des souris.

«On a attendu trois mois et la peau humaine s'est renouvelée trois fois, puisqu'elle se renouvelle tous les mois complètement. On a fait de la peau humaine», a indiqué le Pr Peschanski.

Pour passer à une application chez l'homme, reste maintenant à réaliser un travail de transfert de technologie. «On a commencé à travailler là-dessus, ça prendra un petit bout de temps, parce qu'il faut tout valider, mais ce n'est plus de la science, ça devient vraiment de l'application technique», a précisé le chercheur.

Il table, «si tout se passe bien», sur un passage chez l'homme «pour fin 2011». «Mais en sachant que c'est un calendrier suspendu à un certain nombre de fils qui peuvent être coupés à n'importe quel moment».

Plusieurs recherches sur les cellules souches embryonnaires arrivent aujourd'hui à terme, proches du passage à l'application sur l'homme. La société californienne Geron a déjà reçu aux Etats-Unis l'autorisation de réaliser un essai clinique pour traiter des lésions de la moelle épinière.

Une autre société américaine, Advanced Cell Technology, a déposé une demande d'autorisation pour des essais sur des patients risquant de perdre la vue à cause de la maladie de Stargardt.

Une troisième travaille à un traitement du diabète.

En France, Philippe Menasché teste sur le singe un traitement de l'infarctus.

Marc Peschanski travaille aussi sur les cellules pluripotentes induites (iPS), issues de la reprogrammation du noyau de cellules différenciées adultes. L'Institut I-Stem a été créé par l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) et l'Association française contre les myopathies (AFM), organisatrice du Téléthon.


Des cellules souches embryonnaires réparent le cerveau irradié de rats
(AFP) – 9 nov. 2009

WASHINGTON — Des transplantations de cellules souches embryonnaires humaines pourraient un jour restaurer les capacités cognitives diminuées par la radiothérapie, comme le laisse penser des expériences conduites sur des rats, selon des travaux publiés lundi aux Etats-Unis.

Les chercheurs ont constaté que les animaux ayant eu des cellules souches embryonnaires humaines transplantées ont retrouvé leurs capacités d'apprentissage et de mémorisation à des niveaux considérés comme normaux quatre mois après une radiothérapie.

En comparaison, les rats ayant subi le même traitement d'irradiation mais qui n'ont pas eu de transplantation ont subi une perte permanente de plus de 50% de leurs fonctions cognitives, selon cette étude parue dans les Annales de l'Académie nationale américaine des sciences (PNAS) datées du 9 novembre.

"Les résultats de notre recherche représente la première preuve que de telles cellules souches peuvent restaurer des tissus cérébraux endommagés par les radiations" des radio-thérapies, souligne le Dr Charles Limoli, un cancérologue professeur de médecine à l'Université de Californie (Ouest) à Irvine, le principal auteur de cette publication.

La radiothérapie pour traiter les tumeurs du cerveau est limitée par le degré de tolérance des tissus se trouvant à proximité.

Les patients subissant ce traitement au niveau requis pour réduire la tumeur souffrent à différents degrés d'une diminution de leurs capacités à apprendre et à mémoriser, ce qui peut affecter leur qualité de vie.

"Les irradiations crâniennes ont des effets secondaires progressifs et débilitants non réversibles", explique le Dr Limoli. "Tout traitement montrant un espoir d'inverser ces dommages vaut la peine de faire l'objet de recherches supplémentaires", ajoute-t-il.

Dans cette recherche, les cellules souches embryonnaires humaines ont été transplantées chez les rats qui avaient subi une radiothérapie. Les cellules souches ont émigré vers une zone du cerveau connue pour favoriser la croissance de neurones, les cellules cérébrales, explique ce cancérologue.

Les chercheurs tentent maintenant de déterminer avec précision le mécanisme qui a permis l'amélioration du cerveau irradié et avancent deux hypothèses. Selon eux, ces cellules souches pourraient s'intégrer dans les tissus sains pour favoriser leur développement. Mais elles pourraient également contribuer à réparer et à maintenir les cellules cérébrales existantes.

"D'autres recherches pourraient permettre à ce qu'un jour des cellules souches embryonnaires soient utilisées pour contrôler voire éliminer une variété d'effets secondaires résultant des radiothérapies", espère le Dr Limoli.

_________________
"« Et bien oui, nous sommes des sociobiologistes. C’est un titre d’honneur. Nous sommes ceux qui rajeuniront les sciences. Les sciences actuelles sont près de leur fin. Notre tâche est de les saccager. » "
(Citation effrayante de H. Rauschning


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MessagePosté: 26 Nov 2009, 16:34 
Neo
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Ben j'espère que cela va bientôt avoir des applications!

Il y a des années déjà je me réjouissait à l'idée que l'on puisse guérir les personnes handicapés suite à des lésions de la moelle épinière, j'espère que je ne me suis pas régouit pour rien!


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MessagePosté: 26 Nov 2009, 16:39 
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J'ai déjà passé commande pour une bosse handicapante et une greffe de patte de lapin.
Ca porte-bonheur et c'est assez esthétique. Et puis il y a la prime d'assurance invalidité.

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"Je veux qu'on me prenne pour un con car j'en suis un, qu'on me parle simplement pour que je capte bien car je suis idiot: si on me regarde et qu'on me parle sans égards, c'est déjà me considérer à peu près normal et pas uniquement comme un handicapé physique ou un déficient mental."


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MessagePosté: 26 Nov 2009, 17:23 
Neo
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Inscription: 15 Juin 2007, 16:30
Messages: 1297
Attention choisit bien l'endroit où tu veux te faire greffer ta pattes, esthétiquement c'est très très important!


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MessagePosté: 27 Nov 2009, 01:19 
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Inscription: 25 Jan 2005, 00:24
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T'en fais pas, j'ai déjà tout prévu : la patte de lapin sera greffée entre les couilles de boeuf et l'anus, comme ça je peux m'essuyer le caca sans papier Q.

J'ai calculé qu'avec 40 années d'économie de papier Q, je pourrai amortir le coût de mes différentes greffes.

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MessagePosté: 27 Nov 2009, 01:27 
Neo
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Inscription: 15 Juin 2007, 16:30
Messages: 1297
Privilégier le côté économique et pratique au mépris de l'esthétisme, ralalah dans quel monde vivons-nous ma bonne dame?!


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MessagePosté: 27 Nov 2009, 01:45 
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Inscription: 12 Juil 2008, 20:44
Messages: 1922
Archie Cash a écrit:
la patte de lapin sera greffée entre les couilles de bœuf et l'anus, comme ça je peux m'essuyer le caca sans papier Q.

:fr: Un lapin et l'effet/ kiss cool.
http://www.youtube.com/watch?v=SVHEa8qpSf8

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Coucher avec un vieux, quelle horreur ! Mais avec un jeune, quel travail !
Alice Sapritch


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MessagePosté: 27 Nov 2009, 14:58 
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Inscription: 25 Jan 2005, 00:24
Messages: 7088
:beer:

Bordel. On a un surdoué de la contrepèterie (je suis sincère !) dans ce forum, et on n'a même pas pensé à le rentabiliser. En le louant, en le prêtant sur gages, en le découpant en pièces emballées dans l'ambre, en le vendant aux enchères chez Sotheby's p.e., ou en le commercialisant d'une manière ou d'une autre. Bref, on ne l'a même pas exploité.

On est trop cons ! :stupid_inside:

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