"pénétration des concepts".
Je voulais dire par là "la manière dont les concepts s'installent et prennent des parts de marché dans notre pensée". Il est vrai que les termes que j'ai utilisés sont familiers, on peut en préférer d'autres.
Ton exemple sur "prochain" au lieu de "les autres" est un très bon exemple de pénétration (enculade) dont on pourrait discuter, un autre exemple : depuis l'arrivée du freudisme en France, puis le succès de Lacan, toute couche de la société et réflexion, philosophie, est parasitée par des "idées freudiennes" toutes faites, dont la plupart sans aucune justification objective, si ce n'est le succès et le brio phraséologique, des auteurs-véhicules de ces concepts.
Comment le complexe d'Oedipe des jeunes enfants est-il entré dans les usages ? Je l'ignore dans le détail, cependant ce complexe est bien rentré dans les réflexions, souvent pour en faire n'importe quoi (=> sigismond sigismond) et tout le monde s'en sert, à la tv comme en médecine (en France du moins). C'est ce que j'appelais
la pénétration.
Qui se souvient cependant avoir eu envie d'assassiner son père pour coucher avec sa mère lorsqu'il avait 4 ans ?
Pas moi en tous cas, jusqu'à l'âge de 12 ans et mes premiers poils aux testicules, jamais l'idée de pénétration ne m'avait effleuré... et certainement pas avec ma mère.
(Je lance l'amorce au cas où un défenseur de la psycacanalyse viendrait nous fesser.
A lire dans les archives de l'autre forum, il servira au moins à cela, quelques discussions autour du thème "cahez ce sein que je ne saurais voir" :
http://www.rationalisme.org/foros/forum.php?f=2&view=97